
Publié: 28 février 2011 Dernière mise à jour: 28 février 2011
Siège du Parlement et du Gouvernement des Pays-Bas, et lieu de résidence de la famille royale, La Haye attire depuis le 16ème siècle des communautés venant d'horizons très différents.
En 1941, La Haye comptait plus de 17.000 citoyens juifs. Seuls environ 3.000 sont revenus des camps de concentration. En mémoire de l’Holocauste, la communauté juive a demandé au sculpteur Jacques de Leeuwe, survivant des camps, de créer une œuvre qui symboliserait le quartier juif aujourd'hui disparu.
Ce quartier (Joodse buurt) était situé à l’arrière de l’église protestante Nieuwe Kerk. Le bronze de J. de Leeuwe s’inspire du livre De verdwenen buurt ou «Le quartier disparu» de I.B.
van Creveld, dans lequel l’auteur raconte l’histoire locale des juifs riches et
pauvres de La Haye à partir de 1675.
En 1996, la communauté juive de La Haye a fait don de la sculpture à la municipalité. Le bronze est depuis lors exposé au premier étage de l’Atrium de la mairie.
La plupart des magasins et restaurants chinois sont situés dans les environs de la Wagenstraat, près du grand magasin Bijenkorf. Un projet social sous la forme d’une fondation dénommée De Chinese brug ou «La passerelle chinoies», constitue le point de contact pour la communauté et propose divers services sociaux, ainsi qu'un centre d’accueil pour personnes âgées.
Lorsque le Suriname, entité autonome du Royaume des Pays-Bas, acquiert son
indépendance en 1975, près de la moitié de la population quitte le pays pour
les Pays-Bas. Le groupe d’émigrants est constitué de créoles, d’indiens et de javanais.
Des milliers parmi eux s'installent à La Haye.
Bien que les Antilles néerlandaises et Aruba fassent toujours partie du Royaume des Pays-Bas, nombreux sont les personnes originaires des Caraïbes qui préfèrent vivre et étudier aux Pays-Bas.
Trois siècles d'étroites relations avec l’archipel indonésien ont laissé
leurs traces à la fois en Indonésie et aux Pays-Bas, mais en particulier à La Haye. Au début, les sultanats de la «Ceinture d’émeraude»(l’Insulinde) qui
entoure Java étaient de simples partenaires de commerce. Dès le 19ème siècle,
l’archipel indonésien est colonisé par les Néerlandais. Il deviendra indépendant
en 1949.
Au cours de la période qui s’étend de 1945 au milieu des années 1960, quelque 300.000 personnes de tous rangs et classes d’âge confondus émigrent aux Pays-Bas. La plupart de descendance mixte (eurasiens) sont nés et ont grandi en Indonésie.
La culture indonésienne est maintenue en vie grâce au cercle culturel indonésien et à la Tong Tong Fair, l’événement annuel indonésien, marché, lieu d’échange culturel, lieu de dégustation culinaire et bien plus. La Tong Tong Fair est probablement le plus grand festival eurasiatique du monde.
Un quartier très caractéristique de la ville est l'Archipelbuurt, où la plupart des rues portent le nom d'une île de l'archipel indonésien. Le monument indonésien érigé dans le Van Stolkpark commémore les victimes tombées lors de l’occupation japonaise des anciennes Indes néerlandaises.
La forte croissance de
la communauté musulmane de La Haye s’est déroulée au cours des 3 dernières décennies. Les turcs et marocains venus aux Pays-Bas en tant que
travailleurs immigrés constituent le plus grand groupe. Les surinamiens de
confession musulmane, arrivés aux Pays-Bas en 1975 après l’indépendance du
Suriname, constituent un autre groupe important.
Durant la période de colonisation, un nombre considérable d’indonésiens musulmans se sont aussi installéa à La Haye. Plusieurs groupes plus restreints de réfugiés et de demandeurs d’asile originaires de Bosnie-Herzégovine, de Somalie ou d’Irak par exemple, contribuent aussi à la riche diversité culturelle de la ville.
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