Première et Seconde conférence sur la paix

Lors du 20ème siècle, La Haye est devenue une ville internationale de paix et de justice. En 1899, des centaines de délégués issus de 26 pays se sont réunis pendant 3 mois à la Huis Ten Bosch (la résidence royale) pour la Première Conférence de la Paix.

La conférence organisée à La Haye fut une initiative de Mikhail Nikolayevich Muravyov, ministre des Affaires Etrangères. Dans un effort d’établir des bases communes sur la résolution de conflits entre nations, cette conférence a débouché sur l’interdiction d’utiliser certaines technologies modernes en période de guerre telles que: les bombardements aériens, l’usage d’armes chimiques  et l’utilisation de balles à pointes creuses.

Seconde conférence de La Haye

La Première Conférence sur la Paix a donné naissance à la Cour Permanente d’Arbitrage et fut suivie d’une Seconde Conférence encore plus importante en 1907. La Seconde Conférence fut tenue en 1907 afin de réviser les dispositions de la première, et de se concentrer davantage sur la guerre navale. Elle fut signée en octobre 1907, et mis en vigueur en 1910.

Palais de la Paix

La Troisième Conférence sur la Paix, prévue pour 1915, fut usurpée par la Première Guerre mondiale. Mais 4 années de guerre dans les tranchées eurent leur effet et les idéaux de la conférence furent institutionnalisés lors d'une conférence permanente de la Société des Nations à Genève. A La Haye, les idéaux se sont concrétisés avec la construction du Palais de la Paix, financé par Andrew Carnegie, qui fut officiellement ouvert en 1913. La ville accueillit la Cour Permanente d’Arbitrage et la Cour Permanente de Justice Internationale (sous la Société des Nations) en 1922 et la Cour internationale de Justice, le principal organe judiciaire des Nations Unies.

Pour plus d’informations, consultez Histoire de la ville de la paix et de la justice.

Le protocole de Genève

Bien qu’il n’ait pas été négocié à La Haye, le protocole de Genève est considéré comme un complément de la Convention de La Haye. Ce protocole concerne l'interdiction d’employer, en temps de guerre toutes formes d'armes chimiques. Ce protocole datant de 1925 est né d’un mouvement populaire de protestation contre les armes chimiques, suite à l’utilisation du gaz moutarde et d’agents similaires lors de la Première Guerre mondiale. Le protocole a depuis été complété par la Convention sur l’interdiction des Armes Biologiques (1972) et la Convention sur l’Interdiction des Armes Chimiques (1993).

Publié: 9 décembre 2019Dernière mise à jour: 27 mai 2020